Janot dompte les Lillois
Impeccable et décisif à plusieurs reprises, Jérémie Janot a repoussé toutes les offensives d'une équipe lilloise costaude et joueuse. Fatigués physiquement et mentalement, les Verts ont ajouté un 41e point à leur compteur qui les propulse à une belle 8e place. Une bonne opération !
C'était le début du printemps mais du côté de Saint-Étienne, c'était déjà pratiquement l'été. Non seulement par le large soleil au beau fixe qui avait baigné le stade Geoffroy-Guichard mais aussi par la belle sérénité qui avait renforcé la maison verte depuis la victoire face à Ajaccio et le franchissement du cap des 40 points, quasiment synonyme de maintien.
Mais l'heure n'était pas aux vacances. Pour chasser toute idée de laisser-aller, la troupe à Elie Baup avait bien l'intention de réussir un nouveau coup d'éclat face à une équipe de Lille, taillée pour l'Europe. Face à une telle adversité, les Stéphanois, qui pouvaient compter sur le retour de Camara en défense centrale, avaient tout intérêt à garder leurs valeurs de combativité, d'humilité et d'esprit collectif.
Chaque équipe a son temps fort
Après un vibrant hommage rendu à Olivier Baton (un des fondateurs des Magic Fans décédé tragiquement il y a trois ans déjà), par un sublime tifo et un coup d'envoi donné par son jeune fils, Lucas, le spectacle était d'abord rythmé par les chants stéphanois. Sur le terrain, Lille étalait une vague domination, suffisante pour mettre en évidence Janot et sa belle combinaison (short et maillot) à la mode écossaise. Le gardien stéphanois repoussa avec beaucoup d'autorité une frappe à bout portant de Bodmer (11e) qui avait profité d'une approximation de Camara.
Appliquée à rester compacte, l'ASSE avait eu besoin de dix bonnes minutes pour se mettre en route et explorer le camp nordiste. Comme il en avait pris la bonne habitude ces derniers temps, Feindouno fut un parfait dynamiteur. Malin, l'international guinéen se joua de Sylva, sorti loin de son périmètre de sécurité, avant d'adresser un centre repoussé par un défenseur Lillois. Quelques minutes plus tard, Feindouno exécuta une reprise qui frôla le montant gauche. Ensuite, ce fut au tour de Hognon de monter aux avant-postes mais sa reprise acrobatique alla mourir dans le petit filet (22e). Le temps fort stéphanois se termina par une glissade de Hellebuyck au moment de se présenter seul devant Sylva.
Inquiété par ces assauts stéphanois, Lille repartait vers l'avant et s'offrait une jolie occasion. Audel faussa compagnie à Camara avant de chauffer les gants de Janot, impeccable (28e). Puis Bodmer décroisa trop son coup de tête (29e). Celui de Makoun, de très peu à côté, ne fut pas loin de jeter un vrai coup de froid dans le Chaudron (35e). Deux minutes plus tard, Janot fut encore vigilant en bloquant une frappe vicieuse de Bodmer (38e). Les Dogues montraient de plus en plus les crocs. Bodmer accéléra mais sa frappe fut trop aérienne (40e).
But lillois refusé
Au retour des vestiaires, l'arbitre M. Veissière, un brin pointilleux, fit décrocher un portait d'Olivier Baton, qui ornait la cage de Sylva. Ce qui provoqua une bronca mais tout rentra rapidement dans l'ordre. Comme en début de première mi-temps, Janot fut le premier en action. Un plongeon du gardien stéphanois barra la route à Acimovic (46e). Visiblement remontés, les Verts affichaient un visage plus conquérant mais manquaient de percussion en attaque.
Malgré une évidente volonté de bien faire, l'ASSE restait sous la menace des contre-attaques lilloises. Sur l'une d'elles, Audel manqua d'un rien de reprendre un centre fuyant (62e). Trois minutes plus tard, le LOSC crut même toucher au but quand Rafaël catapulta de la tête le ballon au fond des filets. Mais, l'arbitre, M. Veissière, le refusa pour une charge sur Janot (65e).
Piquée au vif, l'ASSE avait bien du mal à accélérer. Pourtant, une inspiration géniale de Mendy ne fut pas loin d'aboutir. Son lob de quarante mètres s'échoua sur le dos de la transversale (71e). Au fil des minutes, le rythme, qui n'était pas déjà pas élevé, baissa d'un cran.
Trop hachée par les fautes et les déchets, la fin de partie fut monotone. Janot évita même le pire en détournant une frappe de Landrin (83e). Il fut l'une des grandes satisfactions d'une soirée ponctuée par une dernière tentative de Hellebuyck qui fit se coucher Sylva.
A Saint-Étienne, stade Geoffroy-Guichard, 28708 spectateurs
Arbitre : M.Veissière
Score à la mi-temps : 0-0
Avertissements : Makoun (57e) pour Lille
ASSE : Janot, Diawara, Hognon, Camara, Ilunga, Hellebuyck, Zokora, Sablé (cap) (puis Hernandez 86e), Piquionne, Feindouno, Mendy (puis Marin 82e). Entr. Baup.
Lille : Sylva, Tavlaridis, Rafaël, Tafforeau (cap), Angbwa, Debuchy (puis Landrin 62e), Bodmer, Acimovic (puis Brunel 81e), Makoun, Dumont, Audel (puis Moussilou 75e). Entr. Puel
Impeccable et décisif à plusieurs reprises, Jérémie Janot a repoussé toutes les offensives d'une équipe lilloise costaude et joueuse. Fatigués physiquement et mentalement, les Verts ont ajouté un 41e point à leur compteur qui les propulse à une belle 8e place. Une bonne opération !
C'était le début du printemps mais du côté de Saint-Étienne, c'était déjà pratiquement l'été. Non seulement par le large soleil au beau fixe qui avait baigné le stade Geoffroy-Guichard mais aussi par la belle sérénité qui avait renforcé la maison verte depuis la victoire face à Ajaccio et le franchissement du cap des 40 points, quasiment synonyme de maintien.
Mais l'heure n'était pas aux vacances. Pour chasser toute idée de laisser-aller, la troupe à Elie Baup avait bien l'intention de réussir un nouveau coup d'éclat face à une équipe de Lille, taillée pour l'Europe. Face à une telle adversité, les Stéphanois, qui pouvaient compter sur le retour de Camara en défense centrale, avaient tout intérêt à garder leurs valeurs de combativité, d'humilité et d'esprit collectif.
Chaque équipe a son temps fort
Après un vibrant hommage rendu à Olivier Baton (un des fondateurs des Magic Fans décédé tragiquement il y a trois ans déjà), par un sublime tifo et un coup d'envoi donné par son jeune fils, Lucas, le spectacle était d'abord rythmé par les chants stéphanois. Sur le terrain, Lille étalait une vague domination, suffisante pour mettre en évidence Janot et sa belle combinaison (short et maillot) à la mode écossaise. Le gardien stéphanois repoussa avec beaucoup d'autorité une frappe à bout portant de Bodmer (11e) qui avait profité d'une approximation de Camara.
Appliquée à rester compacte, l'ASSE avait eu besoin de dix bonnes minutes pour se mettre en route et explorer le camp nordiste. Comme il en avait pris la bonne habitude ces derniers temps, Feindouno fut un parfait dynamiteur. Malin, l'international guinéen se joua de Sylva, sorti loin de son périmètre de sécurité, avant d'adresser un centre repoussé par un défenseur Lillois. Quelques minutes plus tard, Feindouno exécuta une reprise qui frôla le montant gauche. Ensuite, ce fut au tour de Hognon de monter aux avant-postes mais sa reprise acrobatique alla mourir dans le petit filet (22e). Le temps fort stéphanois se termina par une glissade de Hellebuyck au moment de se présenter seul devant Sylva.
Inquiété par ces assauts stéphanois, Lille repartait vers l'avant et s'offrait une jolie occasion. Audel faussa compagnie à Camara avant de chauffer les gants de Janot, impeccable (28e). Puis Bodmer décroisa trop son coup de tête (29e). Celui de Makoun, de très peu à côté, ne fut pas loin de jeter un vrai coup de froid dans le Chaudron (35e). Deux minutes plus tard, Janot fut encore vigilant en bloquant une frappe vicieuse de Bodmer (38e). Les Dogues montraient de plus en plus les crocs. Bodmer accéléra mais sa frappe fut trop aérienne (40e).
But lillois refusé
Au retour des vestiaires, l'arbitre M. Veissière, un brin pointilleux, fit décrocher un portait d'Olivier Baton, qui ornait la cage de Sylva. Ce qui provoqua une bronca mais tout rentra rapidement dans l'ordre. Comme en début de première mi-temps, Janot fut le premier en action. Un plongeon du gardien stéphanois barra la route à Acimovic (46e). Visiblement remontés, les Verts affichaient un visage plus conquérant mais manquaient de percussion en attaque.
Malgré une évidente volonté de bien faire, l'ASSE restait sous la menace des contre-attaques lilloises. Sur l'une d'elles, Audel manqua d'un rien de reprendre un centre fuyant (62e). Trois minutes plus tard, le LOSC crut même toucher au but quand Rafaël catapulta de la tête le ballon au fond des filets. Mais, l'arbitre, M. Veissière, le refusa pour une charge sur Janot (65e).
Piquée au vif, l'ASSE avait bien du mal à accélérer. Pourtant, une inspiration géniale de Mendy ne fut pas loin d'aboutir. Son lob de quarante mètres s'échoua sur le dos de la transversale (71e). Au fil des minutes, le rythme, qui n'était pas déjà pas élevé, baissa d'un cran.
Trop hachée par les fautes et les déchets, la fin de partie fut monotone. Janot évita même le pire en détournant une frappe de Landrin (83e). Il fut l'une des grandes satisfactions d'une soirée ponctuée par une dernière tentative de Hellebuyck qui fit se coucher Sylva.
A Saint-Étienne, stade Geoffroy-Guichard, 28708 spectateurs
Arbitre : M.Veissière
Score à la mi-temps : 0-0
Avertissements : Makoun (57e) pour Lille
ASSE : Janot, Diawara, Hognon, Camara, Ilunga, Hellebuyck, Zokora, Sablé (cap) (puis Hernandez 86e), Piquionne, Feindouno, Mendy (puis Marin 82e). Entr. Baup.
Lille : Sylva, Tavlaridis, Rafaël, Tafforeau (cap), Angbwa, Debuchy (puis Landrin 62e), Bodmer, Acimovic (puis Brunel 81e), Makoun, Dumont, Audel (puis Moussilou 75e). Entr. Puel